Fourmis pharaon
La fourmi pharaon se retrouve dans les maisons, les édifices à logements multiples, les bureaux, les boulangeries, les épiceries, les restaurants, les hôpitaux, les animaleries, etc. La fourmi pharaon est une opportuniste qui niche partout où elle trouve un microclimat convenable, c’est-à-dire suffisamment chaud et humide.

Physionomie
- Coloration variant de jaune pâle à brun en passant par le rouge
- Les colonies de cette espèce comptent une seule forme d’ouvrières qui mesurent entre 1,5 et 2,5 mm
- Abdomen souvent plus foncé que le reste du corps
- Reines de 3,5 à 5 mm, plus foncées que les ouvrières
Comportement
- La fourmi pharaon est une espèce invasive devenue pratiquement cosmopolite
- Cette espèce s’établit uniquement dans des bâtiments chauffés
- Elle ne construit pas de véritable fourmilière bien structurée comme d’autres espèces
- Les ouvrières suivent des pistes de phéromones le long des plinthes, des tuyaux et des fils électriques
- Une pulvérisation d’insecticide provoque la fragmentation de la colonie en plusieurs nids satellites, ce qui aggrave l’infestation
Mode de vie
- La fourmi pharaon est un insecte social
- Un nid peut en compter jusqu’à 300 000
- On compte de nombreuses reines dans une même colonie
- Multiplie ses colonies par bourgeonnement
- Pas de vol nuptial : l’accouplement a lieu dans le nid et les nouvelles reines fondent des nids satellites à proximité
Alimentation
- Se nourrit d’aliments sucrés
- Se nourrit d’aliments gras et riches en protéines
- Chasse de petits insectes
- Recherche activement l’eau, ce qui l’attire vers les cuisines, les salles de bain et les drains
COMPRENDRE, PRÉVENIR, INTERVENIR
Au Québec, la fourmi pharaon ne survit pas à l’extérieur : elle vit exclusivement dans les bâtiments chauffés, où elle profite de la chaleur et de l’humidité des murs, des vides techniques, des conduits électriques et des plomberies. On la retrouve surtout dans les immeubles à logements multiples, les restaurants, les épiceries et les établissements de santé, où sa présence est prise très au sérieux : elle peut transporter des bactéries pathogènes comme les salmonelles et les staphylocoques en circulant entre les déchets, les drains et les aliments. Sa petite taille lui permet de s’infiltrer presque partout, et une infestation passe souvent inaperçue jusqu’à ce que les pistes d’ouvrières deviennent visibles le long des plinthes ou des comptoirs.
La prévention repose sur l’hygiène et la limitation des accès : ranger les aliments dans des contenants hermétiques, nettoyer rapidement miettes et liquides sucrés, réparer les fuites d’eau, assécher les zones humides et calfeutrer les fissures autour des tuyaux et des cadres. Dans un immeuble, la vigilance doit être collective, car les colonies s’étendent facilement d’un logement à l’autre par les murs mitoyens.
Surtout, il ne faut jamais pulvériser d’insecticide domestique : le stress provoque le bourgeonnement de la colonie, qui se fragmente alors en plusieurs nids satellites et aggrave le problème. L’élimination passe par des appâts à action lente que les ouvrières rapportent aux reines, une approche qui exige de la précision et du suivi. Un technicien certifié pourra localiser les zones d’activité, choisir les appâts appropriés et coordonner le traitement de l’ensemble du bâtiment, condition essentielle pour éradiquer durablement cette espèce.
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