Mouffette
La moufette élit domicile dans les endroits de préférence sombres et tranquilles comme le dessous d’un amoncellement de bois, d’une remise, d’une véranda, d’un escalier ou d’un porche.

Physionomie
- La moufette a un pelage noir avec une rayure blanche le long du dos
- Elle peut mesurer jusqu’à 45 centimètres sans la queue
- À peu près de la taille d’un chat domestique, avec un corps corpulent, une petite tête et de courtes pattes
- Queue longue et touffue, souvent mêlée de poils blancs
- Longues griffes avant droites, adaptées pour creuser le sol
Comportement
- Projette un jet nauséabond pour se défendre
- Plus souvent active la nuit
- Préfère les régions boisées, les prairies et les zones urbaines
- Avant d’arroser, avertit en tapant des pattes avant, en levant la queue et en arquant le dos
- Peut projeter son liquide nauséabond avec précision jusqu’à environ 5 mètres
Mode de vie
- La période reproduction s’effectue habituellement de février à mars
- Une portée compte en moyenne 4 à 7 petits
- La moufette est peu active pendant l’hiver mais elle n’hiberne pas complètement
- Les petits naissent au printemps, généralement en mai ou juin
- Creuse son propre terrier ou réutilise ceux d’autres animaux, souvent sous les remises et les cabanons
Alimentation
- La moufette se nourrit de baies sauvages, d’insectes, de vers, de guêpes, d’abeilles, d’œufs et de légumes
- Déterre les larves et les vers blancs des pelouses, y laissant de petits trous en forme de cône
- Consomme aussi de petits rongeurs et des charognes à l’occasion
- Opportuniste en milieu urbain : fouille les poubelles et les restes sous les mangeoires d’oiseaux
COMPRENDRE, PRÉVENIR, INTERVENIR
La mouffette rayée est bien établie dans le sud du Québec, y compris en pleine ville, où elle trouve abris et nourriture en abondance. Durant la saison estivale, elle préfère demeurer dans un abri hors terre, mais en hiver et lors de la période de gestation, elle recherche des endroits souterrains : dessous de cabanons, de galeries, de vérandas ou d’escaliers. Sa présence se remarque souvent par une odeur persistante, de petits trous coniques creusés dans la pelouse à la recherche de vers blancs, ou des poubelles renversées. Peu agressive, elle n’arrose qu’en dernier recours, mais elle demeure l’un des principaux vecteurs de la rage au Québec, ce qui impose la prudence, surtout envers un individu au comportement inhabituel.
Pour prévenir son installation, l’exclusion est la mesure la plus efficace : fermez les accès sous les structures avec un treillis métallique enfoui dans le sol, avant que l’animal ne s’y installe. Gardez les poubelles dans des contenants hermétiques, ramassez les fruits tombés et la nourriture pour animaux, et nettoyez sous les mangeoires d’oiseaux. Le traitement d’une pelouse infestée de vers blancs réduit aussi une source de nourriture importante qui attire les mouffettes sur les terrains.
Si vous pensez qu’un de ces abris est à proximité de chez vous, évitez d’intervenir vous-même : boucher une entrée au mauvais moment peut enfermer une femelle ou ses petits, et une approche maladroite se solde souvent par un arrosage. Un technicien certifié pourra inspecter le terrain, confirmer la présence de l’animal, procéder à une capture sécuritaire et sceller les accès de façon durable. Appelez-nous sans plus attendre : un expert sera disponible pour répondre à vos questions et vous indiquer les bonnes démarches à suivre.
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