Raton laveur
Essentiellement nocturne et grimpe facilement aux arbres grâce à ses doigts agiles et à ses griffes acérée. Il s’introduit dans les bâtiments quand il en trouve l’occasion pour s’installer et même parfois établir une famille

Physionomie
- Le raton laveur est habituellement de couleur grisâtre
- Sa queue comporte de cinq à dix anneaux noirs
- Possède un masque noir bordé de blanc autour des yeux
- Mesure entre 60 cm et 105 cm
- Pèse le plus souvent de 5 à 12 kg, les gros mâles pouvant atteindre près de 18 kg
Comportement
- Animal essentiellement nocturne
- Opportuniste et facile à apprivoiser
- Le raton laveur peut être porteur de la rage, de la maladie de Carré ou de la gale mais aussi de parasites
- Excellent grimpeur, il escalade arbres, gouttières et parements grâce à ses doigts agiles
- Ralentit fortement son activité durant les grands froids, sans hiberner véritablement
Mode de vie
- Les accouplements ont lieu en janvier ou en février
- Les femelles n’ont qu’une seule portée par année
- Une portée comprend entre 3 à 7 petits ratons
- La gestation dure environ 63 jours et les petits naissent au printemps
- S’abrite dans les arbres creux et les terriers abandonnés, mais aussi dans les greniers, cheminées et cabanons en milieu urbain
Alimentation
- Le raton laveur est omnivore
- Préfère les invertébrés, les insectes, les vers et les larves
- Mange de petits animaux aquatiques
- Privilégie les fruits et noix en automne
- En ville, fouille volontiers les poubelles, les composteurs et la nourriture pour animaux laissée dehors
COMPRENDRE, PRÉVENIR, INTERVENIR
À Montréal et dans tout le sud du Québec, le raton laveur s’est remarquablement adapté à la vie urbaine : ruelles, parcs, poubelles et composteurs lui offrent nourriture et abris en abondance. Excellent grimpeur, il s’introduit par les cheminées non grillagées, les soffites endommagés ou les évents de toiture pour établir sa tanière, souvent une femelle accompagnée de ses petits au printemps. Souvent, l’animal est seulement de passage et le problème disparaît de lui-même ; sa présence peut toutefois s’étendre sur plusieurs mois et entraîner des dégâts réels : isolant souillé, bardeaux arrachés, excréments accumulés. Le raton laveur peut aussi être porteur de la rage (une maladie surveillée de près par les autorités québécoises), de la maladie de Carré et de parasites, ce qui impose de ne jamais l’approcher ni le manipuler.
La prévention repose d’abord sur l’élimination des attraits : utiliser des bacs à ordures munis de couvercles verrouillables, rentrer la nourriture des animaux domestiques, protéger le composteur et ne jamais nourrir volontairement l’animal. Il faut aussi bloquer les accès : installer un grillage sur la cheminée et les évents, réparer rapidement les soffites et les fascias abîmés, et tailler les branches qui touchent la toiture pour limiter les points d’escalade.
Si un raton laveur s’est installé dans le grenier ou sous un cabanon, il est déconseillé de tenter soi-même la capture : l’animal peut se défendre, et déloger une mère sans ses petits crée souvent plus de dégâts. Un technicien certifié procédera à une inspection complète, localisera la tanière et les points d’entrée, puis utilisera des méthodes d’exclusion adaptées, comme la porte à sens unique, avant de sceller les ouvertures. Si la situation devient hors de contrôle, appelez-nous sans plus attendre! Un expert sera disponible pour répondre à vos questions et vous indiquer les bonnes démarches à suivre.
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