Marmotte
La marmotte est un habile constructeur de tunnels et de galeries souterraines. En quelques jours, elle peut déplacer jusqu’à 250 kg de terre pour construire son terrier. L’ensemble de l’ouvrage comporte habituellement plusieurs sections qui peuvent s’étendre sur plusieurs dizaines de mètres.

Physionomie
- Mesure de 40 à 65 cm de longueur totale
- Une courte queue touffue
- La couleur de la fourrure varie du brun jaunâtre au brun foncé rougeâtre
- Pèse généralement de 2 à 4 kg, davantage à l’automne avant l’hibernation
- Pattes courtes et puissantes munies de griffes robustes adaptées au creusage
Comportement
- La marmotte préfère les espaces découverts comme les champs, les clairières, les forêts clairsemées et les pentes rocheuses
- Elle creuse généralement son terrier dans des terrains où elle peut se nourrir de graminées en abondance et d’autres plantes courtes
- S’établit généralement sous les balcons, patios, cabanons
- Animal diurne, surtout actif tôt le matin et en fin d’après-midi
- Surnommée « siffleux » au Québec pour le sifflement strident qu’elle pousse pour alerter ses congénères d’un danger
Mode de vie
- La femelle donne naissance une fois par année à 3-4 petits
- Elle se terre dès l’arrivée du gel pour hiberner
- L’hibernation débute entre le mois de septembre-octobre pour se terminer au mois de mars
- Le terrier compte généralement de 2 à 5 entrées reliées à plusieurs chambres par un réseau de tunnels
- Hiberne sans réserve de nourriture : elle survit uniquement grâce aux graisses accumulées à l’automne
Alimentation
- La marmotte commune aime la végétation fraîche et consomme une grande variété de plantes sauvages et légumes
- Peut se nourrit d’escargots, d’insectes ou d’oisillons qu’elle trouve par hasard
- Se nourrit d’écorce et de petites branches d’arbustes au début du printemps
- S’engraisse intensivement en fin d’été afin de constituer ses réserves pour l’hibernation
COMPRENDRE, PRÉVENIR, INTERVENIR
Présente dans tout le sud du Québec, la marmotte commune s’accommode très bien des milieux façonnés par l’humain : champs, fossés, abords de routes, mais aussi cours résidentielles, où elle s’installe volontiers sous les balcons, patios, cabanons et remises. L’animal lui-même est inoffensif et fuit au moindre danger, mais ses terriers posent des problèmes bien réels : en excavant des dizaines de kilos de terre, elle peut déchausser une dalle, fragiliser les assises d’un cabanon ou d’un balcon et favoriser l’érosion des terrains en pente, sans compter les ravages qu’elle cause dans les potagers et les plates-bandes. Si vous identifiez pendant l’été, ou à l’approche de l’hiver, des tunnels aux abords de votre maison ou de vos installations, généralement accompagnés de gros tas de terre, vous cohabitez peut-être avec ce fameux visiteur.
Pour prévenir son installation, éliminez ce qui l’attire : gardez la pelouse courte près des bâtiments, retirez les tas de bois et de débris qui offrent un couvert, et protégez le potager d’une clôture enfouie sur au moins 30 cm dans le sol. L’exclusion des espaces sous les structures, à l’aide d’un grillage galvanisé enterré et replié vers l’extérieur, demeure la mesure la plus durable, idéalement posée avant l’arrivée de l’animal.
Si une marmotte est déjà établie, l’intervention doit tenir compte de la saison : au printemps et au début de l’été, des petits peuvent se trouver dans le terrier, et en automne l’animal se prépare à hiberner. Un technicien certifié pourra confirmer que le terrier est occupé, procéder à une capture et une relocalisation conformes à la réglementation, puis sceller les accès pour éviter qu’un autre individu ne reprenne les lieux. Appelez-nous sans plus attendre : un expert répondra à vos questions et vous indiquera les bonnes démarches à suivre.
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