Mulot (souris sylvestre)
Au Québec, le mot « mulot » désigne couramment les souris sauvages du genre Peromyscus : la souris sylvestre et la souris à pattes blanches, qui vivent dans les champs, les boisés et autour des maisons et des chalets. On les reconnaît à leur ventre et à leurs pattes d’un blanc franc, à leur queue nettement bicolore et à leurs grands yeux. Le mulot n’hiberne pas : dès l’automne, il cherche un abri chauffé dans les greniers, les garages et les murs. Sa présence n’est jamais anodine, car la souris sylvestre est un porteur connu du hantavirus.

Physionomie
- Petit rongeur d’environ 15 à 20 cm, queue comprise, pesant de 15 à 25 g
- Pelage brun à gris brunâtre sur le dos, tranchant nettement avec un ventre et des pattes d’un blanc pur
- Queue velue et nettement bicolore, foncée dessus et blanche dessous
- Grands yeux noirs saillants et oreilles larges, plus développés que chez la souris domestique
- Museau pointu garni de longues vibrisses
Comportement
- Strictement nocturne, il est rarement aperçu en plein jour
- Excellent grimpeur et sauteur, il circule dans les murs, les solives et les combles
- Il n’hiberne pas et demeure actif tout l’hiver
- Il entre surtout à l’automne, quand les nuits fraîchissent et que la nourriture se raréfie dehors
- Craintif, il fuit l’humain mais reprend rapidement les mêmes corridors de passage
Mode de vie
- Il vit d’abord dehors : champs, lisières boisées, murets de pierre, remises et cabanons
- Plusieurs portées par année, du printemps à l’automne, de quelques petits chacune
- Il aménage un nid de matériaux déchiquetés : isolant, papier, tissu, fibres végétales
- Il constitue des réserves de graines dans les cavités, les moteurs et les rangements
- Il se faufile par des ouvertures très étroites des fondations, des soffites et des passages de tuyaux
Alimentation
- Graines, glands, faînes et noix, qu’il transporte et entrepose
- Petits fruits, bourgeons et parties tendres de plantes
- Insectes, larves et autres invertébrés, ce qui en fait un omnivore opportuniste
- Denrées sèches du garde-manger : céréales, graines pour oiseaux, croquettes
- Restes de table et nourriture pour animaux laissée à découvert
Mulot, souris sylvestre, souris à pattes blanches : de qui parle-t-on?
Deux espèces très semblables se cachent derrière le nom « mulot » au Québec :
- la souris sylvestre (Peromyscus maniculatus), appelée deer mouse en anglais;
- la souris à pattes blanches (Peromyscus leucopus), ou white-footed mouse.
Les deux sont présentes dans le sud du Québec et sont presque impossibles à distinguer sans mesures précises. Bonne nouvelle : leur prévention et leur contrôle sont identiques. Le mot « mulot » est aussi employé, à tort, pour le campagnol, un rongeur trapu à queue courte qui vit surtout dans les pelouses et les jardins. La musaraigne, au museau très pointu, n’est même pas un rongeur.
Mulot ou souris domestique?
| Mulot (souris sylvestre) | Souris domestique | |
|---|---|---|
| Pelage | Dos brun-roux à gris-brun, ventre et pattes d’un blanc pur, démarcation nette | Gris-brun uniforme, ventre grisâtre |
| Queue | Velue et nettement bicolore, foncée dessus et blanche dessous | Presque nue, écailleuse, d’une seule couleur |
| Yeux et oreilles | Grands yeux noirs saillants, larges oreilles | Plus petits |
| Habitudes | Vit dehors, entre surtout à l’automne; grimpe et saute | Vit à l’année dans les bâtiments |
| Indices | Réserves de graines et de glands dans les tiroirs, les bottes, les moteurs | Odeur musquée marquée |
Les crottes des deux espèces se ressemblent : petites, foncées, de 3 à 6 mm. Notre guide sur les crottes de souris aide à les reconnaître et à évaluer l’ampleur d’une infestation. Pour la souris domestique, consultez la fiche souris.
Où le mulot s’installe
Le mulot vit d’abord à l’extérieur : lisières de boisés, champs, murets de pierre, tas de bois, remises. Les maisons en bordure de champs ou de forêts, les résidences de banlieue, les chalets, les roulottes, les garages et les cabanons sont donc les plus exposés. Il entre surtout de septembre à novembre, quand les nuits fraîchissent, par des ouvertures d’à peine 6 mm (¼ po) dans les fondations, les soffites, les évents et les passages de tuyaux.
Excellent grimpeur, il s’installe dans les greniers, où l’isolant lui fournit un nid douillet, dans les vides des murs, les sous-sols, les tiroirs de rangement, les matelas entreposés et même les filtres à air des véhicules remisés. Les signes typiques : grattements la nuit dans les murs ou le plafond, crottes le long des plinthes, isolant déchiqueté, graines cachées dans des endroits inattendus. Si les bruits viennent des cloisons, lisez notre article sur les souris dans les murs.
Hantavirus : le vrai risque
Selon l’Agence de la santé publique du Canada, la souris sylvestre fait partie des rongeurs d’Amérique du Nord connus pour porter le hantavirus, tout comme la souris à pattes blanches. L’infection se fait surtout en respirant des particules d’excréments, d’urine ou de salive soulevées dans l’air, par exemple quand on balaie ou qu’on passe l’aspirateur sur des crottes, mais aussi par contact avec des surfaces ou des aliments contaminés ou par une morsure. Le risque demeure faible au Canada, mais la maladie peut être grave, même chez une personne en bonne santé. Les situations les plus à risque : ouvrir un chalet, un cabanon ou une remise resté fermé tout l’hiver, et nettoyer un grenier ou un sous-sol contaminé.
Pour nettoyer des excréments de mulot, l’Agence recommande de :
- porter des gants de caoutchouc ou de plastique et, dans un espace clos, un respirateur N95;
- ne jamais balayer ni passer l’aspirateur sur les crottes ou les nids;
- vaporiser les excréments, les nids et les surfaces autour avec un désinfectant approuvé par Santé Canada ou un mélange d’une partie d’eau de Javel pour neuf parties d’eau, puis laisser agir 10 minutes;
- essuyer avec des essuie-tout ou une vadrouille humide, jeter le tout dans deux sacs fermés, puis laver les gants avant de les retirer et se laver les mains.
Les détails se trouvent sur la page Hantavirus : transmission, prévention et risques du gouvernement du Canada. Si une fièvre, des douleurs musculaires ou des difficultés respiratoires apparaissent après un tel nettoyage, consultez un médecin et mentionnez l’exposition aux rongeurs.
Prévenir le retour des mulots
- Sceller l’enveloppe du bâtiment : fondations, soffites, évents de sécheuse, passages de tuyaux et de fils, bas des portes de garage. Utilisez des matériaux qu’un rongeur ne peut pas ronger (laine d’acier, treillis métallique, solin); la mousse isolante seule ne suffit pas. Notre article sur le calfeutrage contre les rongeurs explique où regarder.
- Retirer la nourriture : graines pour oiseaux, nourriture d’animaux et denrées sèches dans des contenants rigides, mangeoires éloignées de la maison.
- Réduire les abris : bois de chauffage surélevé et éloigné des murs, végétation dégagée de la fondation, garage et cabanon rangés.
- Protéger le chalet : avant de le fermer pour l’hiver, rangez literie et vêtements dans des bacs hermétiques et ne laissez aucune nourriture.
Pour d’autres conseils pratiques, consultez nos astuces pour dire adieu aux mulots dans votre maison et notre guide comment se débarrasser des souris.
QUAND FAIRE APPEL À EXTERMINATEK
Faites appel à un professionnel lorsque les bruits nocturnes persistent dans les murs ou le grenier, que des crottes réapparaissent après le nettoyage, que l’isolant est contaminé ou qu’un chalet a été occupé par des rongeurs pendant l’hiver. Une élimination sans exclusion mène presque toujours à une réinfestation l’automne suivant.
Lors de l’inspection, un technicien d’Exterminatek repère les points d’entrée et les zones de nidification, souvent invisibles sans un œil exercé. Il combine le scellement des accès, la pose de dispositifs de capture aux endroits stratégiques et un suivi jusqu’à ce que l’activité cesse. Découvrez notre service d’extermination de souris, consultez notre article sur le coût d’un exterminateur de souris ou contactez-nous pour obtenir une soumission.
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