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Comment empêcher les marmottes d'envahir votre jardin au Québec: Stratégies efficaces et sans cruauté

30 min de lecture

Les marmottes (Marmota monax), aussi appelées marmottes au Québec, sont des rongeurs fouisseurs communs que l’on trouve partout dans la province. Bien qu’elles jouent un rôle dans les écosystèmes locaux, leur présence dans les jardins résidentiels peut entraîner des problèmes importants. En dévorant les légumes et les fleurs et en sapant les structures à l’aide de leurs vastes réseaux de terriers, les marmottes peuvent rapidement devenir une nuisance pour les propriétaires et les jardiniers.

Au Québec, où les marmottes sont répandues dans les zones rurales et suburbaines, la gestion de leur impact nécessite une approche régionale appropriée et respectueuse de l’environnement. Le climat de la province, les règlements sur la faune et le comportement saisonnier des marmottes – en particulier leur hibernation de la fin de l’automne au début du printemps – doivent être pris en compte lors de l’élaboration de stratégies de dissuasion.

Le présent rapport donne un aperçu complet des méthodes efficaces, humaines et écologiques pour prévenir les dommages causés par les marmottes dans les jardins du Québec. S’appuyant sur les conseils des autorités provinciales responsables de la faune, des experts en lutte antiparasitaire et sur les principes de la lutte intégrée, il présente des solutions pratiques telles que les techniques de clôture, les répulsifs naturels, la modification de l’habitat et les options d’enlèvement par des professionnels. Que vous soyez un jardinier ou un gestionnaire immobilier, ce guide vous aidera à protéger votre espace vert tout en respectant la faune locale.

Comprendre le comportement de la marmotte et les risques au Québec

Que se passe-t-il vraiment sous la terre?

Si vous vous êtes déjà promené dans votre jardin au Québec et que vous avez remarqué un monticule de terre fraîche près de votre cabanon ou sous la clôture de votre jardin, il y a de fortes chances que vous veniez de faire la connaissance de votre nouvelle voisine, la marmotte. Connus localement sous le nom de « marmotte », ces rongeurs trapus sont plus que de simples prophètes de la météo le 2 février. Ce sont des creuseurs à plein temps, des démolisseurs de jardin à temps partiel et des survivalistes étonnamment intelligents.

Les marmottes, ou Marmota monax, font partie de la famille des écureuils, mais on ne le devinerait pas en regardant leur corps rondouillard et leur démarche pesante. Il s’agit d’une créature solitaire, sauf pendant la saison des amours ou lorsqu’une mère élève ses petits. Au Québec, ils sont actifs du début du printemps à la fin de l’automne et passent le reste de l’année en hibernation profonde. Et quand je dis hibernation profonde, c’est vraiment le cas – le rythme cardiaque diminue, la température corporelle s’effondre et ils deviennent de petits glaçons poilus jusqu’au dégel.

Mais lorsqu’elles sont éveillées, elles sont occupées. Une seule marmotte peut creuser un réseau de terriers de plus de 15 mètres de long, avec de multiples sorties et chambres. Ces tunnels ne sont pas seulement des maisons douillettes, mais aussi des voies d’évacuation, des pouponnières et des entrepôts de nourriture. Vous vous dites peut-être: « D’accord, ils creusent. Ce n’est pas grave. » Mais c’est là que le bât blesse: ces terriers peuvent s’effondrer sous les terrasses, affaiblir les fondations des bâtiments et même perturber les systèmes de drainage. Et il ne s’agit là que de l’aspect structurel des choses.

Pourquoi votre jardin est en fait un buffet

Parlons nourriture. Les marmottes sont des végétariens qui ont un sérieux appétit. En une seule journée, une marmotte peut manger plus d’une livre de végétation. Cela peut sembler peu, jusqu’à ce que vous réalisiez qu’il s’agit de votre laitue, de vos haricots, de vos tournesols et de vos fraises. Ils ne sont pas difficiles. Si c’est vert et en pleine croissance, c’est du gâteau.

Au Québec, où la saison de croissance est déjà courte et précieuse, perdre ne serait-ce que quelques jours de croissance à cause d’une marmotte affamée peut être frustrant. Et la marmotte ne se contente pas de grignoter. Elles arrachent des plantes entières du sol, racines et tout, laissant derrière elles un désordre de tiges cassées et de feuilles mâchées. Si vous êtes déjà sorti pour récolter votre première tomate mûre et que vous l’avez trouvée à moitié mangée sur le sol, vous connaissez ce sentiment.

Elles sont également friandes de trèfle, de luzerne et de pissenlits. Si vous avez laissé votre pelouse se débrider un peu au nom des pollinisateurs, il se peut que vous leur dérouliez le tapis rouge. Et une fois qu’ils auront trouvé une bonne source de nourriture, ils reviendront. Les pollinisateurs sont des créatures d’habitudes. Si votre jardin les a nourris une fois, il figure désormais sur leur carte mentale.

Les risques cachés dont on ne parle pas

C’est ici que les choses deviennent un peu plus sérieuses. Les marmottes ne sont pas seulement une nuisance – elles peuvent représenter un risque pour la santé. Elles sont connues pour être porteuses de parasites tels que les tiques, les puces et les poux. Dans de rares cas, elles sont également porteuses de la rage, de la tularémie et de la leptospirose. La transmission à l’homme est rare, mais les animaux domestiques qui sont en contact avec les marmottes ou leurs terriers courent un risque plus élevé.

Il y a aussi la question des zoonoses, c’est-à-dire des maladies qui peuvent passer de l’animal à l’homme. Selon le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail, tout animal sauvage, y compris les marmottes, peut être un vecteur de maladie. Si vous travaillez dans votre jardin et que vous entrez accidentellement en contact avec de la terre ou de l’eau contaminée à proximité d’un terrier, vous pouvez être exposé.

Il y a aussi le risque physique. Les terriers de marmotte peuvent être faussement profonds et larges. Si vous tondez la pelouse et que votre pied s’enfonce dans un tunnel caché, vous pouvez facilement vous tordre la cheville ou pire. Il en va de même pour les animaux domestiques et les enfants. Il ne s’agit pas seulement d’une question d’esthétique, mais aussi de sécurité.

N’oublions pas non plus les dommages causés aux infrastructures. Leur creusement peut affaiblir le sol sous les remises, les terrasses et même les entrées de garage. Dans les régions rurales du Québec, où de nombreuses maisons ont des fondations ou des dépendances plus anciennes, cela peut entraîner des réparations coûteuses. Certains agriculteurs ont même signalé que des animaux avaient été blessés parce qu’ils avaient marché dans des terriers effondrés.

Pourquoi les marmottes aiment le Québec (et votre cour)

Le Québec est pratiquement le paradis des marmottes. Pensez-y: de longs étés, beaucoup d’espaces verts et de nombreuses zones semi-rurales tranquilles où les marmottes peuvent creuser en toute quiétude. Les marmottes préfèrent les sols sablonneux et bien drainés – exactement le type de sol que l’on trouve dans de nombreux jardins de banlieue et de campagne partout dans la province.

Elle sait aussi où elle construit. On trouve souvent des terriers près des clôtures, sous les remises ou à la lisière des boisés. Ces endroits offrent un abri contre les prédateurs et un accès facile à la nourriture. Et une fois qu’elles se sont installées, il n’est pas facile de les déloger.

En fait, les marmottes sont si bien adaptées à l’environnement humain qu’on les trouve maintenant dans les parcs, les terrains de golf et même les cimetières. Elles ne sont pas timides. Si elles se sentent en sécurité, elles s’exposent à découvert, souvent près de l’entrée de leur terrier. C’est de là que vient le surnom de « cochon siffleur »: lorsqu’il est surpris, il émet un sifflement aigu pour avertir les autres avant de plonger sous terre.

Bien qu’ils soient solitaires, ils ne sont pas territoriaux comme le sont certains animaux. Plusieurs terriers peuvent se trouver à proximité les uns des autres, en particulier dans les zones où la nourriture est abondante. Si vous en avez vu un, il y a donc de fortes chances qu’il y en ait d’autres à proximité.

Tableau: Quelques faits sur les marmottes au Québec

CaractéristiqueDétails
Nom scientifiqueMarmota monax
Noms communsMarmotte, marmotte des bois, marmot, cochon siffleur
Mois d’activitéDe mars à octobre
Période d’hibernationDe la fin de l’automne au début du printemps
AlimentationHerbes, légumes, fruits, fleurs, trèfle, pissenlits
Longueur du terrierJusqu’à 15 mètres (50 pieds)
Risques pour la santéRage, tularémie, leptospirose, tiques, puces
Risques structurelsDommages aux fondations, effondrement du tunnel, problèmes de drainage
ComportementDiurne (actif pendant la journée), solitaire, territorial autour des terriers

Qu’est-ce qui les rend si difficiles à décourager?

Les marmottes sont tenaces. Vous pouvez les effrayer une fois, voire deux, mais si les conditions sont réunies, elles reviendront. Elles ne se contentent pas de réagir aux menaces, elles calculent les risques. Si votre jardin est calme la majeure partie de la journée et que la nourriture est bonne, elles tenteront leur chance.

Ils sont aussi étonnamment bons grimpeurs. En effet, malgré leur corpulence, ils peuvent escalader les clôtures s’ils sont motivés. Et ils creusent beaucoup. Une simple clôture en fil de fer ne les arrêtera pas si elle ne s’enfonce pas profondément dans le sol – au moins 30 cm, de préférence plus.

Certaines personnes essaient des moyens de dissuasion naturels comme l’ail, le poivre de Cayenne ou l’urine de prédateur. Parfois, cela fonctionne. Parfois non. Les marmottes ont une personnalité propre. Ce qui fait peur à l’un peut ne pas faire peur à l’autre.

Et soyons honnêtes, le piégeage n’est pas une mince affaire. Il faut le bon appât, le bon emplacement et le bon moment. De plus, au Québec, il peut être illégal de déplacer un animal sauvage sans autorisation appropriée. Vous ne pouvez donc pas simplement les conduire dans les bois et espérer que tout se passera bien.

La bizarrerie culturelle qui complique les choses

On ne peut parler de marmottes au Québec sans mentionner Fred la Marmotte. Chaque 2 février, les gens se rassemblent à Val-d’Espoir pour voir si Fred voit son ombre. C’est une tradition très appréciée, même si elle relève plus du folklore que de la science. Mais voilà, Fred n’est pas seulement une mascotte, c’est un symbole. Cela fait de la marmotte une sorte d’icône culturelle.

Si la marmotte est un parasite dans votre jardin, elle fait aussi partie de l’identité québécoise. C’est pourquoi les méthodes de contrôle létales sont mal vues. Les solutions humaines sont la voie à suivre, non seulement sur le plan éthique, mais aussi sur le plan social. Personne ne veut être la personne qui s’est occupée d’un problème de marmotte et qui s’est retrouvée sur le groupe Facebook local en tant que méchant de la semaine.

Dernière réflexion: Il n’y a pas que les trous qui comptent

Si vous êtes aux prises avec des marmottes sur votre propriété, il est facile de se concentrer sur les dommages. Les plantes mâchées, le sol effondré, la frustration. Mais le véritable problème est plus profond, au sens propre comme au sens figuré. Ces animaux sont des survivants. Ils se sont adaptés à nos espaces parce que nous les avons mis à l’aise. Des jardins remplis de nourriture, des coins tranquilles pour creuser et peu de prédateurs naturels.

Plus vous en saurez sur leur façon de penser et sur leurs besoins, plus vous aurez de chances de les convaincre de s’installer chez vous. Il ne s’agit pas de lutter contre la nature, mais de rendre votre espace moins attrayant pour elles sans leur nuire ou nuire à l’écosystème.

Et si vous avez tout essayé et qu’ils restent dans les parages? Il est peut-être temps de faire appel à des professionnels. Tout comme vous n’essaieriez pas de régler une infestation de rats tout seul, les marmottes peuvent également nécessiter l’aide d’un expert.

Elles sont mignonnes. Elles sont intelligentes. Mais elles ne sont pas inoffensives. Au Québec, où les saisons sont courtes et le sol précieux, les tenir à l’écart de votre jardin n’est pas seulement une préférence, c’est une nécessité.

Preventive Measures to Keep Groundhogs Out of Gardens in Quebec

Mesures préventives pour empêcher les marmottes d’envahir les jardins au Québec

Pourquoi les clôtures ne sont pas qu’une simple décoration de jardin?

Commençons par l’évidence. Vous avez probablement entendu dire que les clôtures sont la solution idéale pour empêcher les marmottes d’entrer. Mais il y a un hic: la plupart des gens ne l’installent pas correctement. Ils pensent qu’un simple grillage fera l’affaire. Ce n’est pas le cas.

Les marmottes sont comme de petits réservoirs à fourrure avec des pelles intégrées. Elles peuvent creuser, grimper et se faufiler dans des espaces dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. Si vous voulez les éliminer, vous devez donc penser comme elles.

Au Québec, où le sol peut être mou et sablonneux en été et gelé en novembre, la clôture doit remplir une double fonction: au-dessus et au-dessous du sol. Les experts recommandent une clôture d’au moins 3 pieds de hauteur. Mais la hauteur ne suffit pas. La partie supérieure doit être courbée vers l’extérieur à un angle de 45 degrés. Pourquoi? Parce que ces animaux savent grimper. Cet angle rend la clôture peu commode et instable, et la plupart des marmottes y renonceront.

Parlons maintenant du fond. C’est là que la plupart des travaux de bricolage échouent. Les marmottes peuvent creuser des tunnels de plusieurs mètres de profondeur, mais pour protéger le jardin, il suffit généralement d’enterrer la clôture de 15 cm. Vous pouvez aussi faire l’astuce de la » forme en L « : plier le bas de la clôture vers l’extérieur, sous terre. C’est comme un fil de fer caché. Les animaux creusent, heurtent le fil et reculent.

Et n’oubliez pas le matériau. Oubliez le plastique. Il n’arrêtera pas une marmotte déterminée. Utilisez du grillage en acier galvanisé résistant, idéalement avec des ouvertures ne dépassant pas 1 pouce. Ainsi, vous n’arrêterez pas seulement les marmottes, mais aussi les lapins, les mouffettes et même les ratons laveurs.

Si vous avez déjà une clôture, mais qu’elle est trop courte ou qu’elle ne va pas sous terre, vous pouvez la modifier. Il existe des kits d’extension de clôture qui permettent d’augmenter la hauteur et d’enterrer le grillage sans avoir à tout démolir. Ce n’est pas donné, mais il n’est pas non plus nécessaire de remplacer votre laitue chaque semaine.

Et si vous avez affaire à des plates-bandes surélevées? Vous avez de la chance. Une clôture amovible avec une base métallique et un couvercle supérieur peut faire des merveilles. Veillez simplement à ce que la base ait le même grillage enterré ou superposé pour empêcher les creuseurs de creuser.

Les plantes qui disent « non merci » aux marmottes

Voici une chose que la plupart des gens ne réalisent pas: les marmottes sont des mangeuses difficiles. Oui, elles mangent beaucoup. Mais elles n’aiment pas tout.

Si votre jardin se résume à un buffet de haricots, de pois, de laitue et de carottes, vous vous exposez à des problèmes. Mais si vous mélangez des plantes qu’ils détestent, vous risquez de rendre votre espace moins attrayant.

Au Québec, où les saisons de croissance sont courtes et où chaque plante compte, cela peut changer la donne. C’est un peu comme si vous entouriez vos légumes d’un fossé. Les herbes comme la lavande, la menthe, la sauge et le romarin? Elles détestent l’odeur. Idem pour l’ail et les oignons. Même les plantes ornementales comme les soucis et les mufliers peuvent aider – elles sont amères et peu appétissantes pour les marmottes.

Certains jardiniers ne jurent que par les plantes de ricin. Elles sont toxiques et leur odeur suffit à éloigner les animaux. Mais attention, elles sont également toxiques pour les animaux domestiques et les enfants.

Vous pouvez également essayer de planter des cultures « leurres ». Placez une parcelle de trèfle ou de luzerne loin de votre jardin principal. Cela pourrait les occuper et les éloigner de vos tomates. Ce n’est pas une méthode infaillible, mais dans certains cas, elle permet de gagner du temps.

N’oubliez pas non plus les produits odorants. Saupoudrer de l’ail écrasé, du poivre de Cayenne ou même de la litière pour chat usagée près des terriers peut envoyer un message fort. N’oubliez pas de réappliquer le produit après la pluie.

Pour une solution plus permanente, certains Québécois se tournent vers des moyens de dissuasion naturels comme les huiles essentielles (girofle, citronnelle et thym) mélangées à de l’eau et vaporisées dans le jardin. Ce n’est pas magique, mais cela peut faire pencher la balance en votre faveur.

Ne nourrissez pas le problème (au sens propre)

Voici la partie qui pique un peu: parfois, c’est nous qui sommes le problème.

Vous laissez un bac à compost ouvert. Vous jetez des trognons de pomme dans la cour. Vous oubliez de récolter cette courgette qui a maintenant la taille d’une batte de base-ball. Et devinez qui s’en aperçoit? Les marmottes.

Elles ne se contentent pas de manger votre jardin. Elles font les poubelles autour de votre jardin. La première étape de la prévention consiste donc à couper l’approvisionnement en nourriture.

Pendant les étés humides du Québec, les piles de compost peuvent devenir mûres rapidement. L’odeur se propage. Si vous compostez, utilisez un bac hermétique. Mieux encore, enfouissez les restes de nourriture profondément dans le tas et recouvrez-les de feuilles sèches ou de terre. Pas d’odeur, pas de visiteurs.

Il en va de même pour les mangeoires. Les graines renversées n’attirent pas que les mésanges. Si vous devez nourrir les oiseaux, utilisez un bac de récupération. Et nettoyez le dessous tous les deux ou trois jours.

Vous avez des arbres fruitiers? Ramassez les fruits tombés, chaque. Jour. Une simple pomme pourrie peut attirer une marmotte à 100 mètres de distance. Elles ont un excellent nez.

Et n’oubliez pas vos déchets. Dans les régions rurales du Québec, on blâme surtout les ratons laveurs et les moufettes, mais les marmottes n’hésitent pas à fouiller dans les sacs si elles sentent quelque chose de bon. Utilisez des poubelles à l’épreuve des animaux et tenez-les éloignées du jardin.

Même vos animaux de compagnie peuvent vous aider – ou vous nuire. Les poils et l’urine des chiens peuvent avoir un effet dissuasif. Mais si la gamelle de votre chien se trouve à l’extérieur? C’est une invitation.

Si vous voulez vraiment faire de la prévention, pensez comme une marmotte. Si cela sent bon, que c’est facile d’accès et que personne ne vous regarde, la marmotte s’en emparera. Rendez donc votre jardin ennuyeux. Propre, bien rangé et sans odeur.

Des tactiques d’effarouchement qui fonctionnent (parfois)

Soyons honnêtes: la plupart des tactiques d’effarouchement ne fonctionnent pas. Vous accrochez un CD brillant, vous attachez un ballon à un bâton ou vous sortez un faux hibou. Cela fonctionne pendant un jour. Peut-être deux. Puis la marmotte s’en rend compte et retourne manger son chou frisé.

Mais cela ne veut pas dire qu’il faut renoncer aux tactiques d’effarouchement. Il suffit de varier les plaisirs.

Les arroseurs activés par le mouvement sont l’un des meilleurs outils disponibles. Ils ne sont pas bon marché, mais ils sont efficaces. Le jet d’eau soudain fait sursauter la marmotte et rend la zone dangereuse. Mais ne les placez pas là où vous marchez tous les jours, à moins que vous n’aimiez les averses surprises.

Certains Québécois ont eu de la chance avec des lumières à détecteur de mouvement ou des dispositifs sonores à ultrasons. Certains animaux s’y habituent, d’autres ne semblent pas s’en apercevoir. Mais si vous les combinez à d’autres méthodes, ils peuvent ajouter une couche supplémentaire de défense.

Une astuce étonnamment efficace? Les cheveux humains. Sérieusement, c’est ce qu’il faut faire. La prochaine fois que vous vous ferez couper les cheveux, demandez à votre coiffeur de vous donner les cheveux coupés. Mettez-les dans des sacs en filet et plantez-les près des entrées des terriers. L’odeur des humains peut effrayer suffisamment les marmottes pour qu’elles y réfléchissent à deux fois.

Vous pouvez également essayer l’urine de prédateur. L’urine de renard ou de coyote (disponible dans les jardineries) peut déclencher une réaction de peur. Il faut cependant être prêt à en réappliquer souvent, surtout après la pluie.

Et si vous avez affaire à une marmotte particulièrement audacieuse? Essayez un programme de rotation. Déplacez vos éléments dissuasifs tous les deux ou trois jours. Changez de parfum. Changez l’emplacement de l’arroseur. Laissez les marmottes dans l’incertitude.

La constance est essentielle. Une seule frayeur ne suffira pas. Mais un jardin qui donne l’impression d’être imprévisible et dangereux? C’est un endroit qu’ils éviteront.

Tableau: Comparaison des méthodes de dissuasion de la marmotte

MéthodeEfficacitéCoûtEntretienNotes
Clôture en treillis d’acier enterréeÉlevé$$$FaibleMeilleure solution à long terme
Arroseur activé par le mouvementMoyennement élevé$$MoyenneFonctionne bien s’il est repositionné régulièrement
Urine de prédateurMoyen$ÉlevéeNécessite une réapplication fréquente
Coupures de cheveux humainsMoyenneGratuitMoyenFonctionne mieux près des terriers
Ail/Cayenne en sprayFaible-Moyen$ÉlevéSe lave sous la pluie
Enceintes de lits surélevésÉlevé$$FaibleIdéal pour les petits jardins
Ballons d’effarouchement/faux hibouxFaible$ÉlevéLes marmottes s’adaptent rapidement

Quand il est temps de faire appel à des professionnels

Parfois, quoi que vous fassiez, la marmotte gagne.

Vous avez enterré la clôture. Vous avez pulvérisé de l’ail. Vous avez diffusé des sons de prédateurs en boucle. Et pourtant, chaque matin, il y a un nouveau trou. Un nouveau tas de terre. Une autre courge à moitié mangée.

C’est à ce moment-là qu’il est peut-être temps de faire appel à des renforts.

Au Québec, le contrôle de la faune est réglementé. On ne peut pas piéger et déplacer des animaux sur un coup de tête. En fait, il est illégal de déplacer une marmotte à plus d’un kilomètre de votre propriété sans permis. Et même si vous vous y prenez bien, rien ne garantit que la marmotte ne reviendra pas ou qu’une autre ne s’installera pas chez vous.

C’est pourquoi de nombreuses personnes se tournent vers des services de lutte antiparasitaire agréés, spécialisés dans l’élimination sans cruauté. Ils savent comment piéger en toute sécurité, légalement et efficacement. Et ils peuvent vous aider à comprendre pourquoi la marmotte a choisi votre jardin en premier lieu.

Ils examineront votre aménagement paysager, votre clôture, votre compost, votre remise. Ils repéreront les choses que vous n’avez pas remarquées. Et ils vous aideront à les réparer.

Il ne s’agit pas de déclarer la guerre aux animaux sauvages. Il s’agit de fixer des limites.

Et parfois, la meilleure chose à faire est de savoir quand appeler quelqu’un qui a déjà fait cela des centaines de fois.

C’est le problème avec les marmottes. Elles ne sont pas méchantes. Ce sont juste des opportunistes. Si votre jardin semble être un bon endroit pour manger, dormir et élever une famille, elles s’y installeront.

Mais si vous le rendez incommode, imprévisible et un peu effrayant, ils passeront à autre chose.

Understanding Groundhog Behavior and Risks in Quebec

Stratégies de contrôle et d’élimination sans cruauté des marmottes au Québec

Pourquoi le piégeage ne se résume pas à une cage et à une carotte

Vous avez repéré les signes révélateurs: un monticule de terre fraîche près de votre remise, quelques courgettes à moitié mangées, peut-être même un aperçu de cette marmotte trapue qui se dandine sur votre pelouse comme si elle était la maîtresse des lieux. Et maintenant, vous vous demandez « Dois-je la piéger? »

Voici ce qu’il en est. Au Québec, vous ne pouvez pas acheter un piège chez Canadian Tire, l’appâter avec une pomme et relâcher la marmotte dans les bois. C’est illégal. Les lois sur le déplacement des animaux sauvages sont strictes dans la province, et ce pour de bonnes raisons. Déplacer une marmotte, ne serait-ce que d’un kilomètre, peut causer plus de mal que de bien. Les marmottes sont territoriales. Elles ne s’adaptent pas bien à de nouvelles régions. Et si vous en déposez une dans une forêt au hasard, il y a de fortes chances qu’elle ne survive pas longtemps.

Mais cela ne signifie pas que le piégeage est exclu. Cela signifie simplement qu’il doit être bien fait.

Les pièges vivants – ces cages en fil de fer avec des portes à ressort – sont l’option la plus humaine si vous optez pour cette solution. Recherchez un piège d’au moins 30 pouces de long. Tout ce qui est plus petit risque de blesser l’animal. Appâtez-le avec des tranches de cantaloup ou de pomme (ils adorent le sucré) et placez-le près de l’entrée du terrier. Mais ne vous contentez pas de l’installer et de l’oublier. Vous devez le vérifier au moins deux fois par jour. Une marmotte piégée laissée trop longtemps au soleil peut mourir de stress thermique. Et si vous attrapez le mauvais animal, par exemple une moufette, vous voudrez le savoir avant qu’elle ne pulvérise toute votre cour.

Si vous attrapez une marmotte, vous ne pouvez pas simplement la conduire dans les Laurentides et la libérer. Vous devez communiquer avec un service de contrôle de la faune autorisé. Il s’occupera de la relocalisation en toute légalité et en toute sécurité. Certains offrent même des services d’exclusion après l’enlèvement, en scellant les terriers et en donnant des conseils sur la façon d’empêcher la prochaine marmotte de s’y installer.

Si vous ne savez pas par où commencer, un exterminateur de souris peut également proposer des services de contrôle des animaux sauvages sans cruauté ou des références. Les mêmes principes s’appliquent en grande partie: sceller les points d’entrée, éliminer les attraits et utiliser des pièges vivants au besoin.

Le piégeage donne de meilleurs résultats lorsqu’il fait partie d’un plan plus vaste. Éliminez les sources de nourriture. Fermez les cachettes. Rendez votre jardin moins accueillant. Sinon, vous finirez par jouer au chat et à la souris avec les marmottes tout au long de l’été.

Les odeurs qui disent » Vous n’êtes pas les bienvenus ici «

Les marmottes ont un grand sens de l’odorat. C’est ainsi qu’elles trouvent votre jardin. Mais c’est aussi comme cela que vous pouvez les convaincre de partir.

Parlons des dissuasions olfactives. Certains sont faits maison. D’autres sont vendus dans le commerce. Ils reposent tous sur la même idée: faire en sorte que la zone ait une odeur de danger ou d’inconfort.

L’urine de prédateur est un classique. L’urine de renard ou de coyote, généralement vendue dans les jardineries ou en ligne, peut être saupoudrée à l’entrée des terriers ou sur les plates-bandes du jardin. Elle indique à la marmotte: « Hé, quelque chose de plus gros et de plus denté vit ici » Mais elle s’estompe rapidement, surtout après la pluie. Il faut donc en réappliquer tous les deux ou trois jours.

Une autre astuce? Des cheveux humains. Sérieusement. La prochaine fois que vous vous ferez couper les cheveux, demandez à ce qu’on vous coupe les cheveux. Mettez-les dans des sacs en filet et plantez-les près des terriers. L’odeur des humains peut suffire à effrayer une marmotte et l’inciter à trouver une nouvelle maison.

Certaines personnes utilisent de la litière pour chat usagée. C’est dégoûtant, oui. Mais cela fonctionne. L’odeur d’ammoniaque imite l’urine des prédateurs et envoie un message clair. Ne jetez pas la litière directement dans le terrier, ce n’est pas humain. Saupoudrez-en plutôt autour de l’entrée.

Si vous voulez faire du bricolage, mélangez de l’huile de ricin avec de l’eau et un peu de savon à vaisselle. Vaporisez-le dans le jardin. Les marmottes détestent l’odeur et le goût. L’ail, le poivre de Cayenne et les flocons de piment rouge broyés peuvent également être utilisés comme barrière périmétrique. Ils irritent le nez et la bouche, ce qui rend vos plantes moins attrayantes.

Mais il y a un hic: aucune de ces mesures n’est permanente. Ils font partie d’une rotation. Utilisez-en un pendant une semaine, puis changez. Les marmottes sont intelligentes. Elles s’adapteront. Gardez-les dans l’expectative.

Si vous recherchez une solution plus automatisée, les arroseurs activés par le mouvement peuvent être étonnamment efficaces. Un jet d’eau soudain? C’est suffisant pour faire fuir la plupart des marmottes. Ajoutez à cela des moyens de dissuasion olfactifs et vous obtenez un plan de défense solide.

Toutefois, si vous avez affaire à plusieurs terriers ou à une marmotte particulièrement têtue, vous aurez peut-être besoin de renfort. C’est alors qu’un service professionnel de contrôle de la faune peut intervenir avec des outils et des stratégies plus perfectionnés.

Fermer la porte sans la claquer

Disons que la marmotte est partie. Elle a peut-être déménagé. Peut-être l’avez-vous fait enlever. Quoi qu’il en soit, vous vous retrouvez avec un terrier – un trou dans le sol qui est en fait une invitation ouverte à la prochaine bestiole à s’y installer.

Vous ne pouvez pas vous contenter de le remplir de terre et d’espérer que tout ira bien. Si la marmotte est encore à l’intérieur, vous la piégerez sous terre. Ce n’est pas humain. Et si ce n’est pas le cas, mais que le terrier est toujours ouvert, un autre animal pourrait s’en emparer. Mouffettes. Des ratons laveurs. Même des renards.

Voici donc comment procéder correctement.

Tout d’abord, vérifiez s’il y a de l’activité. Remplissez l’entrée avec des feuilles ou du papier journal froissé. S’il est toujours là après 48 heures, le terrier est probablement abandonné. S’il est repoussé, c’est qu’il y a un locataire.

Une fois que vous êtes sûr qu’il est vide, vous pouvez le sceller. Remplissez le tunnel de gravier ou de terre. Recouvrez ensuite l’entrée d’un grillage de gros calibre. Enterrez les bords à une profondeur d’au moins 30 cm pour éviter de creuser. Certaines personnes versent de la litière pour chat usagée ou des chiffons imbibés d’huile de ricin avant de sceller, juste pour rendre l’espace moins attrayant.

Si vous n’êtes pas sûr que le terrier soit vide, attendez la fin de l’été. C’est à ce moment-là que les jeunes marmottes ont quitté le nid et que les adultes n’ont pas encore commencé à se préparer pour l’hiver. C’est la période la plus sûre pour l’expulsion.

Et si vous avez affaire à un terrier situé sous une remise ou une terrasse, vous devrez aller plus loin. Installez un grillage en forme de L qui s’enfonce dans le sol et ressort horizontalement. Ainsi, même si la marmotte tente de creuser, elle se heurtera au grillage et abandonnera.

Ce type de travail d’exclusion est fastidieux, mais il en vaut la peine. C’est la différence entre résoudre un problème et le reporter.

Si vous n’êtes pas sûr de savoir comment procéder ou si vous craignez d’endommager votre structure, pensez à faire appel à un service de lutte antiparasitaire spécialisé dans l’exclusion. Beaucoup d’entre eux offrent des consultations et peuvent même faire le travail pour vous.

Conclusion

Les marmottes sont une nuisance courante et persistante pour les jardiniers du Québec, particulièrement durant les mois d’activité, soit de mars à octobre. Leurs habitudes de creuser peuvent causer des dommages structuraux importants aux remises, aux terrasses et aux fondations, tandis que leur appétit vorace pour les légumes et les fleurs peut rapidement dévaster un jardin. Au-delà de la destruction visible, les marmottes présentent également des risques pour la santé en étant porteuses de parasites et de maladies zoonotiques. Leur capacité d’adaptation aux environnements suburbains et ruraux, combinée à leur intelligence et à leur persistance, en fait un nuisible difficile à décourager.

Les stratégies les plus efficaces pour empêcher les marmottes d’envahir les jardins au Québec sont une combinaison de barrières physiques, de modifications de l’habitat et de moyens de dissuasion sans cruauté. Des clôtures bien installées, enfouies à au moins 12 pouces sous terre et inclinées vers l’extérieur au sommet, constituent la solution à long terme la plus fiable. Des mesures complémentaires, telles que la plantation d’herbes non attrayantes, l’élimination des éléments attractifs comme les fruits tombés et le compost ouvert, et l’utilisation d’arroseurs activés par le mouvement ou de dissuasifs olfactifs, peuvent réduire davantage la probabilité d’intrusion des marmottes. Si les méthodes de bricolage échouent, les services professionnels de contrôle de la faune sauvage proposent des options légales et humaines d’élimination et d’exclusion. En fin de compte, le succès réside dans la compréhension du comportement des marmottes et dans le fait de faire de votre jardin un environnement peu attrayant et imprévisible pour elles.

FAQ: Les marmottes dans les jardins du Québec

1. Quel est le moyen le plus efficace d’empêcher les marmottes d’entrer dans mon jardin?
La méthode la plus efficace consiste à installer une clôture en treillis d’acier galvanisé robuste d’au moins 3 pieds de haut, dont le haut est incliné à 45 degrés vers l’extérieur et le bas enfoui à au moins 12 pouces sous terre ou plié en forme de L vers l’extérieur. Cela empêche les animaux de grimper et de creuser. Pour plus d’efficacité, il convient de combiner ces mesures avec d’autres moyens de dissuasion, tels que des arroseurs activés par le mouvement et des répulsifs olfactifs.

2. Existe-t-il des plantes que les marmottes n’aiment pas et qui peuvent être utilisées comme moyens de dissuasion naturels?
Oui. Les marmottes ont tendance à éviter les plantes fortement parfumées ou amères. Les herbes comme la menthe, la lavande, le romarin, la sauge et l’ail sont des répulsifs naturels efficaces. Les fleurs ornementales telles que les soucis et les mufliers peuvent également être utiles. En les plantant autour du périmètre de votre jardin, vous créerez une barrière naturelle.

3. Est-il légal de piéger et de déplacer des marmottes au Québec?
Non, il est illégal de déplacer des marmottes à plus d’un kilomètre de votre propriété sans permis au Québec. Une mauvaise relocalisation peut nuire à l’animal et perturber les écosystèmes locaux. Si le piégeage est nécessaire, il doit être effectué à l’aide de pièges vivants sans cruauté et en coordination avec un professionnel agréé de la lutte contre la faune.

4. Comment puis-je savoir si un terrier de marmotte est encore actif?
Remplissez l’entrée du terrier avec des feuilles ou du papier journal froissé. Si le matériau n’est pas dérangé après 48 heures, le terrier est probablement inactif. S’il est repoussé, le terrier est toujours en activité. Ne scellez les terriers qu’une fois que vous êtes certain qu’ils sont abandonnés afin d’éviter de piéger les animaux sous terre.

5. Que dois-je faire si les mesures de dissuasion ne fonctionnent pas et que la marmotte continue de revenir?
Si les mesures de dissuasion multiples échouent, il est temps de faire appel à un service professionnel de contrôle de la faune. Celui-ci pourra piéger et éliminer l’animal légalement et sans cruauté, évaluer la vulnérabilité de votre propriété et mettre en œuvre des techniques d’exclusion pour prévenir toute intrusion future. Cela est particulièrement important si la marmotte cause des dommages structurels ou des problèmes de santé.

6. Le compost ou les mangeoires pour oiseaux peuvent-ils attirer les marmottes dans mon jardin?
Absolument. Les bacs de compost ouverts, les fruits tombés et les graines d’oiseaux renversées sont des attraits majeurs. Utilisez des bacs à compost hermétiques, nettoyez quotidiennement les fruits tombés et installez des collecteurs de graines sous les mangeoires. Garder son jardin propre et exempt de sources de nourriture est une étape essentielle pour prévenir les visites de marmottes.

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